Les instruments

Les instruments.

Les instruments utilisés dans la capoeira sont : le Berimbau, qui conformément à la finition et à la taille de la calebasse peut être: Gunga, Médio ou Viola; le Pandeiro, l’atabaque, l’agogô et le Reco-reco.

Le Berimbau, est le principal instrument utilisé dans la Capoeira (Berimbau de ventre). Instrument africain qui en Afrique est utilisé dans des orchestres, bandes, groupes.  Au Brésil, à la fin du siècle passé, il a été associé à la capoeira. Actuellement le Berimbau, comme, en Afrique, est utilisé dans des groupes, bandes et jusqu’au Berimbau Blues enregistré par un instrumentiste célèbre.(Berimbau de bouche)Le Berimbau peut aller jusqu’à dispenser l’accompagnement des autres instruments. Il n’est pas utilisé dans le candomblé.

Le Pandeiro est une évolution de l’adufe, un instrument de provenance mourisca et de terme Arabe, et il est arrivé au Brésil par l’intermédiaire des Portugais. Il est utilisé comme instrument de percussion. Dans la musique brésilienne, il est indispensable et est plus visualisé dans les groupes de pagode. Il a son origine peut être, hindoue.

« L’Atabaque, est l’instrument oriental très ancien des persans et Arabes, il était déjà utilisé dans la poétique médiévale et était un des instruments préférés des rois, qui l’utilisaient dans les fêtes et dans les groupes musicaux. L’Atabaque a été assez répandu en Afrique, mais, rajoute Waldeloir Rego, fut amené au Brésil par les mains portugaises, ainsi que le Pandeiro. Dans un premier temps, l’atabaque était utilisé dans les fêtes religieuses. Très longtemps, il n’était pas utilisé dans les rodas de capoeira ». (Revue Pôster-Capoeira Ano I No 06) . Il est un instrument, à base de troncs d’arbres et couvert de peaux d’animaux, il peut être joué assis et debout, aussi connu sous le nom de tambour et utilisé par les indiens, sert à

accompagner les danses tribales pour ainsi passer des messages ; il est utilisé dans les cultes de Candomblé et Umbanda.

Dans la capoeira, il n’est pas le principal instrument, donc il peut être omis. Maître Bimba, créateur de la Capoeira Régionale, n’utilisait pas l’Atabaque dans ses Rodas, car il ne voulait pas que les personnes confondent capoeira avec candomblé. Il est important de rappeler, que Maître Bimba est un joueur éminent d’atabaque, arrivant à être ogam dans le Candomblé, et que depuis cette époque déjà, il se préoccupait de ne pas mélanger capoeira avec religion.

Le Reco-Reco est fait de quartiers de bambou avec des sillons transversaux sur lequel on passe une tige. Il existe un autre Reco-Reco, industrialisé, de métal, mais son son ne sert pas pour la capoeira.

L’Agogô est un instrument musical de percussion de fer, il est entré au Brésil par voie africaine. Le terme Agogô appartient à la langue nagô et vient du vocable agogô, qui veut dire cloche, néanmoins, préciser lequel des pauvres africains est responsable de sa venue au Brésil, est quelque chose difficile. Il est beaucoup utilisé dans les fêtes populaires, dans la samba et dans les cérémonies religieuses pour acquitter les orixás (dieux africains). L’Agogô et le Reco-Reco, sont à peine utilisés dans la capoeira angola.La musique est très importante dans une roda, parce que la capoeira se lutte en dansant.

La musique stimule les joueurs, transmet des messages à travers ses paroles et contagiant le public.La capoeira est l’unique lutte du monde qui a un accompagnement musical. Anciennement, la capoeira n’avait pas un style unique de paroles ni de musique, comme aujourd’hui d’ailleurs, ils chantaient la littérature populaire produite au nord-est du Brésil, points de caboclo (métis blanc-indien), des boutades, samba, vaquejada, Boi bumba, musique populaire et autres qui s’emboîtaient dans le rythme.

Ensuite certains maîtres, tout ça fait partie de la capoeira, elle accepte tout sans discrimination, contrairement à certains qui la rendent subjective.Actuellement les capoeiristes sont chaque fois plus créatifs. Dans la dispute d’un nouveau marché, des enregistrements de CD, beaucoup de musiques ont surgi aux thèmes très variés. « Dans les cantiques de capoeira réside une énorme richesse de contenu et de détails socio-historiques et culturels, retraçant la vie brésilienne d’autrefois et du présent. Elles sont poésies et chansons, narrant et recréés de légendes , mythes et histoires; ce sont chansons mélodieuse l’harmonie universelle de la musique; ce sont poésies et chansons qui racontaient les vies des grands maîtres comme Zumbi, Besouro, Bimba et Pastinha. Elles évoquaient des lieux et saints protecteurs, les faits et habilités des capoeiristes du passé et du présent » (Zulu, 1995, 101-102).Chaque chanteur dans la capoeira, fait et chante le répertoire qui lui plait le plus, il n’y a pas d’obligation de chanter tel ou tel cantique.

Elle est comme nous le vivons, les musiques de capoeira ne parlent pas seulement de Saints et d’Orixás. La bouche fait parler le coeur. C’est tellement bon quand le cœur des personnes est rempli de bonnes choses, d’amour, de Dieux.