Qu'est ce que la Capoeira?

  . Qu'est ce que la capoeira?

La capoeira est à la fois : lutte, danse, sport, jeu, défense personnelle, gymnastique, folklore, art, éducation physique et badinage.

« Lutte de danseurs et ballet de gladiateurs » (Dias Gomes)

« La capoeira est aussi facteur de transformation sociale, de conscience personnelle subtile et d'interrogation/modification de cette structure politique et économique qui est là, nous massacrant et profitant de nous » (Cincinato Palmas Azevedo, Journal Muzenza jan.96)

« Plus qu'éducative, la capoeira présente de multiples possibilités aussi bien à la formation de l'homme contemporain, principalement en ce qui concerne l'intégration des aspects physiques, psychologiques et sociaux, qu'au sentiment d'être brésilien, indispensable à l'exercice critique de la citoyenneté » (Sérgio Graça, Plan National de Capoeira, SEED/MEC, 1997)

Son origine.

Il n'existe pas assez de documents qui prouvent l'origine de la capoeira.

Les opinions divergent sur deux forts courants, un qu'elle serait née en Afrique et venue de là avec les esclaves importés et l'autre qu'elle aurait été créée directement au Brésil par les esclaves.

Courant afro-brésilien.

Certains défendent l'idée qu'elle serait afro-brésilienne. Ceux-là préfèrent affirmer que la capoeira est née au Brésil, avec des éléments de danses et de luttes tribales africaines, associés à la lutte de « nègres » en recherche de liberté.

Ces mouvements physiques, deviennent « une arme » pour lutter contre l'esclavage, aidant les esclaves au moment de la fugue.Elle a été créée au Brésil, avec des éléments africains, d'où la dénomination d'afro-brésilienne.

Un peu d'histoire.

La capoeira, depuis son apparition, a été considérée comme une menace, étant persécutée par la politique et marginalisée par la société. Elle fut persécutée, pour inclure des éléments de lutte qui pouvaient faciliter la fuite des esclaves, et par peur que les capoeiristes puissent participer à des mouvements contre le régime politique brésilien.

Elle fut également marginalisée, par une société raciste qui voyait tout ce que le « nègre » faisait comme quelque chose d'immonde et/ou, d'interdit et/ ou, de religieux, et qui n'allait pas laisser la culture négresse salir « sa pureté ».Les premiers documents sur la capoeira sont du XIX°s., mais quelques auteurs actuels imaginent que la capoeira était pratiquée dans les maisons des esclaves comme un badinage d'Angola, qui cachait une arme mortelle.

«L'administrateur arrivait et commentait : encore ces nègres avec leur badinage d'Angola. Le pas de la danse et le rythme de la musique cachaient le danger de la lutte qui ne pouvait pas être mise en évidence devant l'administrateur » (Areias)Ils croient aussi que les esclaves jouaient la capoeira devant les portes des marchés, en attendant leurs ouvertures.

On croit que les nègres n'ont jamais arrêté de lutter, et souvent, dans les fermes et ou dans les villes, ils utilisaient les coups de la capoeira, comme arme pour fuir des mains des patrons et capitaines.Le Quilombo dos Palmares fut le plus redouté des Quilombolas (esclaves fugueurs), mais il n'y a pas de documents sur cette partie de capoeira, et c'est au XIX° s. qu'elle fut à son apogée.